Services-conseils

Réveil du paysage des F-A dans le secteur de l’énergie

16 avril 2018

Title

Description

Regarder la vidéo

Dans la foulée d’une période fertile en transactions de fusions et acquisitions (F-A) à la fin de 2016 et au début de 2017, le discours a changé sur le marché plus léthargique des cours boursiers des entreprises d’exploration et de production. Désormais, elles sont plus prudentes avant de s’en remettre à des émissions de titres boursiers cotés pour financer leurs acquisitions. C’est pourquoi bien des acheteurs consacrent leur attention aux acquisitions qu’ils peuvent financer avec leur trésorerie ou leurs liquidités existantes (sans s’endetter outre mesure) ou dans lesquelles certains actionnaires sont prêts, en contrepartie, à prendre des participations dans le capital-actions.

 

Des entreprises disciplinées dans la foulée de 2017

 

Les entreprises clairvoyantes connaissent l’importance de se développer pour améliorer leur rentabilité dans l’ensemble, notamment en répondant aux exigences des investisseurs qui souhaitent que les entreprises d’énergie exercent leurs activités dans les limites de leur trésorerie et versent des dividendes aux actionnaires. Il n’est guère facile de répondre à ces impératifs dans un marché de croissance; or, les entreprises qui sont dotées des bassins de ressources voulues, ainsi que d’un bilan, d’une envergure et de moyens opérationnels adéquats peuvent y arriver, en faisant appel à des F-A.

 

Un marché mûr pour les F-A

 

Ces perspectives de croissance sont certes prometteuses, en raison de la réduction des investissements dans les actifs en amont hors des États-Unis depuis 2014. Cette baisse a pesé sur la production pétrogazière dans certains pays, ce qui a laissé aux États-Unis une marge de manœuvre considérable pour accroître leur volume de production, de concert avec la croissance économique mondiale. Nous avons constaté que l’espace des hydrocarbures non traditionnels américains, en particulier le pétrole et le gaz de schiste, explique la quasi-totalité de la croissance de l’offre mondiale, alors que les volumes de production ont stagné ailleurs. C’est la raison pour laquelle la conjoncture a été propice pour les producteurs américains.

 

Bien que nous ayons relevé, dans les dernières années, une activité considérable dans le domaine des F-A, nous avons aujourd’hui atteint le point où les entreprises américaines de production de pétrole non traditionnel ont fait l’acquisition des principaux gisements et se situent maintenant dans la phase de la mise en valeur. Ces entreprises s’en remettent à des F-A pour faire l’acquisition des gisements les plus productifs et pour rehausser leur envergure.

 

Le retour des acteurs internationaux sur le marché est un autre facteur potentiel de l’activité des F-A. Dans les dernières années, nous avons été témoins d’une baisse des acquisitions américaines parmi les sociétés internationales, qui ont pris du recul en raison de l’évolution spectaculaire des technologies, qui a dynamisé la croissance dans la production pétrolière non traditionnelle. Bien que les acteurs titulaires du marché américain aient été très importants jusqu’à une époque récente, nous constatons que les grandes entreprises pétrolières redeviennent des joueurs importants du nouveau capital-investissement qui vient étayer généralement la mise en valeur des hydrocarbures de schiste aux États-Unis.

 

Les entreprises qui font appel au marché visent une consolidation stratégique

 

À la lumière des facteurs exposés ci-dessus, nous nous attendons à une progression considérable des rapprochements de sociétés dans les 18 prochains mois, notamment dans les transactions dont la valeur est supérieure à 5 milliards de dollars; ce marché a été assombri par les transactions sur les actifs, qui se situent plus souvent dans l’intervalle compris entre 500 millions de dollars et un milliard de dollars, dans les dernières années.

 

Les entreprises qui font appel à ces transactions chercheront à prendre de l’envergure, financièrement et opérationnellement, puisque les économies opérationnelles sont cruciales pour celles qui souhaitent mettre en valeur les ressources non traditionnelles dans leurs portefeuilles.

 

Dans le cadre de ces rapprochements, nous nous attendons à ce que certaines entreprises interviennent purement et simplement en prenant des positions d’envergure dans les bassins les plus valorisés. En outre, nous assistons à la naissance des « superindépendants ». Ces grandes entreprises sont en mesure d’exercer leurs activités dans deux, trois ou quatre bassins de croissance essentiels, en plus de dégager une solide trésorerie et de verser aux actionnaires des dividendes intéressants, en raison de leurs actifs de qualité, de leurs moyens d’exploitation et de la croissance considérable de leur volume de production.

 

Parce que les entreprises intensifient les efforts stratégiques consacrés à un ou plusieurs bassins essentiels, les autres actifs de leurs portefeuilles deviendront disponibles sur le marché des acquisitions et des cessions. Dans bien des cas, une superficie de qualité supérieure se libérera dans un bassin dans lequel la société cédante exerçait simplement ses activités à une échelle inférieure, ce qui viendra créer des perspectives stratégiques pour les autres entreprises intéressées par ce secteur.

 

La recherche de la qualité

 

Les acheteurs recherchent véritablement la qualité, soit aussi bien la « qualité des gisements » que la qualité des entreprises du point de vue de l’investisseur. C’est ce que nous constatons depuis quelques trimestres : les investisseurs recherchent les entreprises pétrogazières qui peuvent faire progresser leur volume grâce à leurs actifs.

 

Nous constatons aussi une préférence pour les entreprises les plus rentables qui peuvent compenser les dépenses en immobilisations importantes à engager dans la mise en valeur de leurs actifs. Il est certain que l’on peut injecter dans ce secteur ce type d’efficience. Par exemple, les entreprises en mesure d’apporter une superficie qui jouxte directement le gisement d’une entreprise titulaire peuvent récolter de véritables économies de coûts et des marges bénéficiaires en forant des puits horizontaux plus longs sur un périmètre d’actifs plus vaste.

 

Les gagnants sont non seulement ceux qui arrivent à repérer les gisements les plus productifs, mais aussi les partenaires qui peuvent réaliser de véritables synergies industrielles, ce qui donnera probablement naissance à des indépendants et à des superindépendants plus nombreux, mieux capitalisés et dotés de bilans exceptionnels, en mesure d’accomplir des prouesses financières et de dégager des économies opérationnelles.

 

En prévision d’une intensification des activités de F-A

 

En somme, nous nous attendons à une intensification des activités de F-A dans les 18 prochains mois : certaines entreprises à capital fermé seront vendues ou s’inscriront en Bourse, les sociétés à capital ouvert seront de plus en plus nombreuses à se regrouper et les entreprises miseront sur le marché des acquisitions et des cessions pour consacrer leurs portefeuilles à des bassins qui offrent des avantages stratégiques. De plus en plus d’entreprises voudront améliorer leurs structures de coûts et les rendements offerts aux actionnaires et envisageront sérieusement des rapprochements, des F-A et une restructuration de leurs opérations.

 

Parce que les entreprises sont nombreuses et attrayantes dans le paysage, nos spécialistes des F-A, des finances et des questions techniques dans les segments de l’amont, de l’intermédiaire et des autres segments essentiels relèvent leurs prestations afin d’offrir aux clients des idées nouvelles et de miser sur les idées existantes qui deviennent tout à coup viables en raison de la conjoncture actuelle.

 

Pour en savoir davantage sur les perspectives qui se font jour dans le secteur de l’énergie, veuillez communiquer avec :

 

Douglas Reynolds

Chef, Services bancaires de gestion des investissements mondiaux – Énergie

713-437-5063

douglas.reynolds@scotiabank.com

 

Rick Moore

Directeur général, Services bancaires de gestion des investissements mondiaux – Énergie

832-476-6401

rick.moore@scotiabank.com

Recherche sur les actions

Perspectives du marché de l’énergie à partir de 2018

16 avril 2018

View Content Perspectives du marché de l’énergie à partir de 2018

Opérations de change

Le dollar canadien est-il une pétrodevise?

16 avril 2018

View Content Le dollar canadien est-il une pétrodevise?