Ce rapport Pleins feux présente le point de vue unique des Services bancaires et marchés mondiaux de la Banque Scotia sur l’augmentation historique des dépenses en matière de défense et sur la nouvelle Stratégie industrielle de défense du Canada. Il aborde notamment la manière dont cette stratégie s’aligne sur les nouvelles cibles de l’OTAN et le contexte de dynamique géopolitique changeant, ainsi que les secteurs économiques et les sociétés privées et cotées en bourse qui pourraient tirer profit d’une exposition directe ou indirecte dans le cadre du programme ambitieux Bâtir le Canada de demain.
Voir grand : une occasion évaluée à un demi-billion de dollars. En février 2026, le premier ministre canadien Mark Carney a lancé la Stratégie industrielle de défense, dont le budget prévoit 180 milliards de dollars dans les occasions d’approvisionnement en matière de défense et 290 milliards de dollars dans les occasions d’investissement en capital liées à la défense au Canada au cours de la prochaine décennie. Ces dépenses supplémentaires représentent un nouvel élan pour l’économie canadienne et ses entreprises du secteur de la défense, et correspondent à un investissement annuel supplémentaire de 47 milliards de dollars. Le gouvernement prévoit des retombées économiques en aval de 125 milliards de dollars et la création de 125 000 emplois d’ici 2035.
Cette augmentation des dépenses de défense aura des répercussions importantes. Après des décennies de sous-investissement, le Canada a récemment atteint son objectif fixé par l’OTAN, qui consistait à consacrer 2 % du PIB à la défense. Afin d’atteindre son objectif fixé par l’OTAN de 5 % du PIB d’ici 2035, le Canada devra afficher un taux de croissance annuel composé de 11 % des dépenses dans le secteur de la défense.
Les objectifs du Canada sont ambitieux et représentent une occasion pour le secteur privé. La Stratégie industrielle de défense établit des cibles précises visant à porter à 70 % la part des acquisitions de matériel de défense du Canada, à augmenter de 50 % les exportations dans le domaine de la défense, à accroître de 85 % les investissements dans la recherche-développement liée à la défense et à rehausser de plus de 240 % les revenus de l’industrie. Nous relevons plusieurs facteurs favorables, notamment l’intensification des tensions géopolitiques et géoéconomiques, ainsi que la concurrence accrue dans les domaines technologique, industriel et des ressources naturelles. Le secteur privé dispose d’importantes occasions de jouer un rôle déterminant en cette période charnière (les indices mondiaux de l’aérospatiale et de la défense ont progressé de 1,5 à 2,0 fois plus que le S&P 500 depuis le Jour de la Libération), et nous recensons dans notre rapport 18 entreprises présentant une exposition directe et 34, une exposition indirecte.
La nature changeante et les aspects économiques des menaces asymétriques à la sécurité et des conflits. Les menaces à la sécurité et les conflits sont en hausse dans le monde entier. L’intensification des activités maritimes dans des eaux arctiques de plus en plus navigables, les intrusions dans les zones de défense aérienne nord-américaines et les préoccupations liées à la souveraineté numérique renforcent l’urgence d’agir. Les récents affrontements militaires à l’échelle mondiale se caractérisent souvent par des inégalités des forces qui stimulent une innovation effrénée à l’ère de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité et de la diffusion des données, ainsi que d’une recrudescence de la course à l’espace. L’issue des conflits est souvent déterminée par le rapport des pertes humaines, mais la récente dynamique des champs de bataille, telle que celle observée dans les conflits entre la Russie et l’Ukraine ou entre les États-Unis, Israël et l’Iran, montre à quelle vitesse le rapport des coûts peut entrer en jeu, atteignant dans certains cas une proportion de 70 pour 1. À l’heure où des stratégies de modernisation et de dissuasion sont envisagées, nous estimons que le Canada dispose d’atouts en matière de technologie et d’innovation dont ses entreprises du secteur de la défense pourront tirer profit.
L’ACEUM, Bâtir le Canada de demain et une perspective globale. Dans le monde d’aujourd’hui, nous pensons que les stratégies économiques sont étroitement liées aux décisions en matière de sécurité. La manière dont le Canada gère ses dépenses en matière de défense devrait fournir des indications importantes à mesure que le processus de renégociation de l’ACEUM avance. Les risques liés à la mise en œuvre sont nombreux, mais si elle est bien exécutée, cette montée en puissance de la défense militaire pourrait renforcer à la fois les moyens militaires et la capacité industrielle dans les secteurs dans lesquels la souveraineté et la productivité se recoupent. En d’autres termes, cela se traduit par la construction d’une nation riche et prospère. Le renforcement de la sécurité pourrait également contribuer à résoudre des enjeux stratégiques plus larges en Amérique du Nord.
Des contrôles inopinés et une mobilisation générale : enjeux et risques liés aux investissements. Des représentants du ministère de la Défense nationale ont entamé une série de visites inopinées chez des fournisseurs clés afin de s’assurer du bon déroulement des opérations et de soutenir les initiatives de ces entreprises. Compte tenu de l’ampleur des investissements nécessaires pour concrétiser les ambitions du Canada en matière de défense, nous estimons les répercussions potentielles sur plusieurs secteurs économiques, que nous détaillons dans le rapport complet.
Pour accéder au rapport complet, connectez-vous au portail de recherche sur les actions mondiales ou communiquez avec votre directeur ou directrice, Relations d’affaires de la Banque Scotia pour l’obtenir.